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Présentation de la Convention européenne
> Traité
de Nice
> Conclusions
du Conseil européen de Laeken
La Convention européenne s'inscrit dans un processus
de réforme des institutions initié dans la Déclaration
sur l'Avenir de l'Union européenne. Ce texte, adjoint au Traité
de Nice, prévoyait qu'une nouvelle Conférence intergouvernementale
(CIG) serait convoquée en 2004 à la suite de l'ouverture
d'un large débat portant sur les finalités politiques de
l'intégration européenne.
Ce texte mentionnait certaines pistes de réformes : une délimitation
plus précise des compétences entre l'Union et les états
membres, un statut de la Charte des droits fondamentaux, la simplification
des traités et une redéfinition du rôle des parlements
nationaux. Au terme d'une phase préparatoire dont les modalités
restaient alors à définir une conférence intergouvernementale
serait convoquée en 2004 pour adopter les révisions nécessaires.
En décembre 2001 le Conseil de Laeken qui clôturait
la présidence belge avait pour enjeu principal de présenter
une méthode pour la réformes des institutions, d'arrêter
un calendrier et de définir le contenu du débat.
Au terme d'une réflexion menées au cours de l'année
2001 au sein des différentes institutions européennes, le
Conseil européen qui s'est tenu à Gand le 19 octobre 2001
a pris acte du consensus dégagé en faveur de la convocation
d'une Convention qui serait chargée de préparer la conférence
intergouvernementales de 2004.
Cette Convention a ainsi pour objet de fournir au terme d'un débat
large et transparent une vue d'ensemble des questions que soulèvent
l'approfondissement et l'élargissement de l'Union européenne.
Les membres du Conseil se sont également mis d'accord sur les principales
lignes de son organisation: participation à la Convention de représentants
des gouvernements nationaux, de parlementaires nationaux de députés
européens et de la Commission.
C'est donc sur la base d'un consensus, fruit d'une réflexion
menée par l'ensemble des institutions européennes, que le
Conseil de Laeken a officiellement convoqué la Convention sur l'avenir
de l'Europe par sa déclaration du 15 décembre 2001.
La déclaration
de Laeken a permis de cerner les enjeux majeurs auxquels la Convention
devrait répondre :
- une délimitation plus précise et transparente des compétences
entre l'Union européenne et les Etats membres, qui soit conforme
au principe de subsidiarité
- le statut de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne,
proclamée à Nice, conformément aux conclusions du
Conseil européen de Cologne;
- simplifier les traités afin qu'ils soient plus clairs et mieux
compris, et éventuellement tendre à une simplification du
processus décisionnel ;
- Faciliter la démocratisation de l'Union à travers une
définition du rôle des parlements nationaux et une éventuelle
réforme des pouvoirs relatifs et des relations entre les 3 organes
de l'UE.
La déclaration de Laeken a également
précisé l'organisation , la composition et l'échéancier
de la Convention :
- La séance inaugurale de la Convention fut fixée au 1er
mars 2001, les travaux devant théoriquement s'achever après
une année.
- Au terme de la Convention, un document final sera établi. Ce
document pourra comprendre soit différentes options, en précisant
le soutien qu'elles ont recueilli, soit des recommandations en cas de
consensus. Il servira de point de départ (avec les résultats
des débats nationaux) pour les discussions de la Conférence
intergouvernementale, qui prendra les décisions définitives.
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