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Quel avenir pour la Convention des Etudiants Européens ?

Giuliano Amato a encouragé les conventionnels étudiants à continuer leur action. Cependant il a fait remarquer que leur vision de l’Europe, exprimée dans leurs travaux, ne collait pas toujours avec la réalité politique d’aujourd’hui. Les étudiants espèrent qu’ils seront quand même entendus.

« N’abandonnez pas votre travail. Ne laissez pas aux seuls gouvernements le soin de décider, même si un jour vous faites partie d’un gouvernement ». Telle a été l’exhortation finale de Giuliano Amato à l’adresse des 300 étudiants des quatre coins de l’Europe rassemblés à l’université de Tor Vergata, lors de la remise officielle des conclusions des groupes de travail.
Le vice-président de la Convention Européenne a ainsi fait écho à la proclamation des chefs d’Etat et de gouvernement à Nice et à Laeken : « que la société civile s’empare du débat sur l’avenir de l’Europe ! ». Proclamation à laquelle avait répondu Sciences Po en mettant sur pied la Convention des Etudiants Européens. Le débat a à nouveau eu lieu lors de ces deuxièmes assises de Rome. Mais que restera-t-il de cette grand-messe euro-étudiante ? Qu’adviendra-t-il des propositions alternatives et novatrices faites par les étudiants aux Conventionnels de Bruxelles ?

Leçon de choses

Ce sont là des questions fondamentales que se posaient beaucoup d’étudiants qui participaient à cet événement. La crainte partagée d’avoir accompli un énorme travail qui pourrait ne pas être suivi d’effets. Involontairement, Giuliano Amato a conforté cette crainte en rappelant d’emblée à l’assemblée que ses propositions ne reflétaient que des aspirations. Et ne tenaient pas compte des contraintes posées, dans la réalité, par les Etats membres. « Il est évident qu’il n’y a parmi vous aucun représentants de gouvernement », a-t-il précisé avec humour. Il a ainsi souligné que ces propositions ne résultaient d’aucun équilibre réel entre des aspirations et des contraintes. Pédagogue, le vice-président de la Convention Européenne a tenu à expliquer aux étudiants, attentifs, que le monde ne peut pas toujours être à l’image de ce que l’on souhaite. Un rappel du principe de réalité en somme.

Des idées prématurées

Giuliano Amato a néanmoins reconnu que nombre de propositions faites par la Convention des étudiants étaient intéressantes. Mais il a tenu à préciser que beaucoup d’idées étaient encore prématurées. Il a manifesté son espoir pour que « peut-être, l’Europe dans 50 ans ressemble à celle que vous désirez aujourd’hui ». C’est pourquoi, il a tenu à encourager les étudiants sur la voie qu’ils tracent. Mais ces derniers tiennent à ce que leur document final ne « reste pas sur une étagère », comme l’a publiquement demandé le rapporteur de la déclaration. Les conventionnels étudiants comptent sur la conférence intergouvernementale, chargée d’entériner les résultats de la Convention Européenne, pour faire entendre leurs propositions. Ainsi, ces deuxièmes assises de la Convention des Etudiants Européens ne se limiteraient pas à un simple exercice académique.

Julien Artero

 

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