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Deuxièmes Assises à rome: le bilan est positif

Interview d’Emilie Noël, stagiaire à la Direction des affaires européenne de Sciences Po

N.U.E : Que pensez-vous de la coopération franco-italienne durant ces secondes Assises ?

Emilie Noël : On ne peut pas dire que la coopération ait été mauvaise. Je sais que la plupart des étudiants français, mais aussi belges ou allemands ont été déçus par l’organisation des débats lors de ces Assises, et en particulier par la première journée au Parlement. Mais je tiens à dire que cela ne vient pas d’une quelconque mauvaise organisation du côté italien. Il faut simplement comprendre que Français et Italiens n’ont pas la même vision, la même culture du débat. En Italie, lors de n’importe quel colloque, il est d’usage que les intervenants arrivent, fassent un discours que l’audience écoute religieusement, puis s’en aillent. Le débat avec la salle n’existe pas. En France en revanche, la culture du débat est beaucoup plus prégnante. Les intervenants français ont pour habitude de faire un discours de quelques minutes puis de laisser la parole à leurs interlocuteurs. C’est ce qui explique la tournure qu’a prise la première journée au Parlement.

Comment se fait-il que les Français aient dès lors été si surpris au sortir de cette première journée ? Ce point précis n’avait-il pas été abordé lors de la phase de préparation des Assises ?

Il est vrai que nous avons tous été surpris et que ce point précis a par la suite suscité de nombreux débats entre l’équipe organisatrice italienne et les représentants de la délégation française. Nous avons eu une réunion interne le deuxième jour. Il semble par exemple que les personnalités italiennes présentes au Parlement aient été presque choquées que deux étudiants se soient levés pour poser des questions. Ils n’avaient pas été prévenus et ce genre de comportement ne fait pas partie de leur culture politique. Il en est de même pour les intervenant d’hier, qu’il s’agisse M. Frattini, ministre italien des Affaires étrangères ou de M. Crepaldi, représentant du Vatican pour la justice et la paix. Une question a par exemple été adressée à M. Frattini, avant même qu’il ait fait son discours introductif. Il a dû modifier son discours à la dernière minute afin de pouvoir répondre à la question tout en évoquant le message qu’il était venu faire passer. Il est toutefois important de noter que malgré la surprise, ces personnalités n’ont émis aucune critique et se sont montrés plutôt consentantes.

Est-ce normal que les personnalités n’aient pas été prévenues de ce protocole ?

Il y avait à ce propos un non-dit entre Français et Italiens. Le dernier mot est en réalité revenu au modérateur de chaque session. C’est lui qui a décidé à chaque fois en son âme et conscience comment il désirait agir. Une fois le colloque lancé, il était toujours seul maître du déroulement. Peu importaient les petits mots qui circulaient, venant des Français ou des Italiens ! C’est ainsi que l’on peut expliquer la différence dans la forme des sessions modérées par tel ou tel étudiant. C’est selon leur propre conception de la Convention étudiante et du débat qu’ils ont chacun décidé de laisser plus ou moins de place aux questions.

Au final, quelle est votre impression générale, suite à ces deux premiers jours de travail ?

Pour moi, le bilan est positif. Le débat est là, nous sommes écoutés. Les étudiants travaillent, les groupes fonctionnent très bien. La presse est présente aussi, certainement grâce au contexte actuel et aux frasques de S. Berlusconi. Je pense que cette édition aura, du fait de ce contexte, plus d’impact que celle de Paris. J’espère que nos travaux seront interprétés et utilisés comme un véritable appui de la société civile par les conventionnels.

A.M.

 

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