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L’Italie réaffirme son européisme en politique étrangère

La deuxième séance plénière des Assises de la Convention des étudiants à Rome, vendredi 4 juillet, a été marquée par la présence du Ministre italien des affaires étrangères, M. Franco Frattini. Les propos du chef de la diplomatie italienne, qui a abordé avec enthousiasme l’élargissement et les enjeux de la politique extérieure et de défense commune, rassurent sur l’engagement européen du gouvernement Berlusconi

“Une tache difficile, mais passionnante.” C’est ainsi que Franco Frattini, Ministre italien aux affaires étrangères, voit la présidence italienne de l’Union. La première difficulté pour la diplomatie italienne, depuis mercredi 2 juillet, a été de récupérer la chute de crédibilité provoquée par les récentes déclarations de M. Berlusconi au Parlement européen.
Devant les jeunes conventionnels réunis à la Faculté d’Economie de Tor Vergata, M. Frattini a fait état du volontarisme européen de son gouvernement. Dans les mots de M. Frattini, la présidence italienne de l’Union saura gérer de façon constructive les défis de l’élargissement et de l’adoption d’une Constitution européenne dans la prochaine conférence intergouvernementale. L’Italie s’engage à ne pas rouvrir à la CIG les points déjà définis par la Convention et à garantir que l’Union ait une Constitution avant les élections du Parlement européen en 2004, car sinon “on irait aux urnes sans dire aux citoyens ce que l’Europe représente,” souligne M. Frattini.

Par rapport à la CIG, le chef de la diplomatie italienne veut donc que son pays soit responsable, mais quant à l’élargissement M. Frattini fait preuve d’un véritable enthousiasme. A son sens, le mot élargissement serait inadapté à qualifier l’accession des pays candidats à l’Union: il s’agit plutôt d’une “réunification” de l’Europe. Ce processus de réunification, qui a pour but l’effacement des dictatures du continent, ne se conclura pas en mai 2004 avec la création d’une Europe à 25. Dans l’avenir, il faudra prévoir l’intégration des pays qui formuleront leur désir de rejoindre l’Union et qui rempliront les critères d’adhésion.
Significativement, M. Frattini a exprimé son souhait que la Turquie soit part de l’Union européenne. “C’est le premier pays laïc avec une population majoritairement musulmane qui a une forte vocation européenne: il faut l’encourager,” a-t-il déclaré.
Outre à l’élargissement et à la CIG, dans son intervention M. Frattini a également abordé avec conviction la question des coopérations renforcées en matière de défense.

En effet, les coopérations renforcées sont envisageables à condition de prévoir que tous les Etats membres de l’Union y participent à terme. Cela se justifie non seulement par un souci de solidarité et égalité en Europe, mais aussi par la nécessité d’avoir un dialogue paritaire avec les Etats-Unis. Pour M. Frattini, « les mini-projets de défense ne sont pas crédibles pour parler à égal avec les amis américains ». De plus, une Union européenne unie sur la scène internationale à coté des Etats-Unis pourrait intervenir de façon plus efficace dans la lutte contre la prolifération des armements nucléaires et contre le terrorisme en mettant à contribution son histoire de 50 ans d’intégration. De consommateurs de sécurité, les Européens doivent devenir producteurs.

Fabio Benedetti-Valentini

 

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