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Premier rendez-vous de la Convention : entre déception et espoir

Les deuxièmes assises de Rome ont démarré avec le panel d’ouverture sur le rôle des parlements nationaux à la chambre des députés. 300 étudiants ont été reçus dans la fameuse salle de la louve par le Président de l’Assemblée, Pierferdinando Casini. Au lendemain de l’incident diplomatique provoqué par la réponse sulfureuse de M. Berlusconi à la question du député allemand Schulz à Strasbourg, M. Casini a tenu à saluer les étudiants allemands présents à Rome, en rappelant que : « incidents et malentendus ne peuvent pas mettre en danger les rapports d’amitié inscrits dans l’ADN des deux pays ». Mais il a également réaffirmé sa « confiance dans la capacité de la Présidence italienne à être à la hauteur des attentes ». Chose remarquable : il s’agissait peut être du premier effort de conciliation de la part d’une haute institution de l’Etat italien. En effet, cette déclaration est arrivée vers 17 heures, deux heures avant l’appel officiel de Silvio Berlusconi au chancelier Schröder. Cette crise explique sans doute que le colloque ait commencé avec une heure de retard et qu’il ne se soit pas déroulé exactement comme prévu. Au grand dam des étudiants présents, la plupart des personnalités ont du quitter la réunion juste après leur discours, souvent assez long, si bien que seules trois questions ont pu être posées. A la sortie les réactions des étudiants ne se font pas attendre : « les discours étaient intéressants mais l’interaction parmi les intervenants a manqué ». La principale critique a porté sur la longueur et l’imprécision de certains discours. La comparaison de M. Buttiglione, Ministre italien des affaires communautaire, entre le mythe de la louve et la construction européenne, afin de rappeler le rejet de la guerre et le principe de solidarité entre les peuples, était au cœur d’un discours philosophique intéressant mais peu constructif. Ce que n’a pas manqué de faire remarquer Giorgio Napolitano, le Président de la Commission chargée des affaires constitutionnelles au Parlement européen, en déclarant d’entrée de jeu, qu’il n’était pas question pour lui de faire un discours mythologique. Il a d’ailleurs rappelé l’importance d’une croissante « parlementarisation et constitutionnalisation de l’Union », en insistant notamment sur l’inscription dans la partie IV de la Constitution de la méthode de la Convention comme instrument privilégié de réforme constitutionnelle. Crise oblige, M. Napolitano a cependant évité de répondre à la question des étudiants concernant l’éventuel conflit entre la présidence italien du Conseil et le président de la Commission, Romano Prodi. Autre prise de position notable lors de ce colloque, l’appel de M. Casini et M. Buttiglione à la réaffirmation des « origines judéo-chrétiennes de l’Europe ».

M. Pietras, le ministre polonais à l’intégration européenne, a quant à lui, rappelé la nécessité, pour le Parlement polonais d’accepter l’acquis communautaire, au risque de rater le « train » européen. M. Pietras a déclaré qu’il attendait une véritable « révolution culturelle » tant de la part des européens que de la part des polonais, afin que la Pologne devienne un jour un pays membre. Pour Arthur, étudiant polonais à la Warsaw School of Economics, « M. Pietras a dit des choses différentes de tout ce que l’on entend sur l’UE », il a mis un nom sur « les problèmes de la Pologne ».

Les réactions mitigées des étudiants à la sortie de l’Assemblée parlementaire, laissent à penser qu’il faut attendre les prochains jours pour pouvoir conclure ou non à la réussite de ces deuxièmes assises de la Convention des Etudiants européens. Ce qui est sur c’est que tous attendent plus de cet événement.

Célia Alfonsi et Fabio Benedetti Valentini

 

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